L'ouverture nocturne avec les gyrophares crée une tension immédiate. On sent que Ye Yuan porte un lourd secret. La scène de la prison est magnifique, cette lumière qui l'aveugle symbolise sa renaissance. J'ai adoré la façon dont CRAYON, ACCIDENTS PARFAITS gère les transitions temporelles sans dialogue superflu. L'émotion est brute.
La chimie entre Ye Yuan et la femme en tailleur bleu est électrique. Le moment où il sort de la prison et qu'elle l'attend est digne des plus grands drames. Le téléphone qui sonne ajoute un suspense terrible. Dans CRAYON, ACCIDENTS PARFAITS, chaque regard en dit plus long que mille mots. Une fin ouverte qui donne envie de suite.
Voir Ye Yuan en tenue de détenu puis en homme libre est un contraste saisissant. Le texte expliquant sa réduction de peine pour aide à la police ajoute une profondeur morale. La scène finale devant le van noir avec la plaque spéciale montre qu'il a gardé des contacts puissants. CRAYON, ACCIDENTS PARFAITS ne laisse rien au hasard.
La photographie de ce court métrage est incroyable. Le passage de la nuit pluvieuse à la lumière crue de la cellule, puis au soleil éclatant de la sortie de prison. Ye Yuan semble presque divin dans cette lumière. CRAYON, ACCIDENTS PARFAITS utilise la lumière comme un personnage à part entière pour guider nos émotions.
Qui est au bout du fil à la fin ? Ye Yuan semble inquiet malgré ses retrouvailles joyeuses. La femme en bleu semble aussi surprise que lui. Ce suspense est brillant. CRAYON, ACCIDENTS PARFAITS sait comment tenir son public en haleine jusqu'à la dernière seconde. Une maîtrise du suspense rare.