Le contraste entre la beauté d'Yvonne avant l'accident et son état actuel est saisissant. Voir Maëlle pleurer devant son amie défigurée ajoute une couche de tragédie incroyable. L'ambiance sombre du début avec les bougies et les portraits donne le ton : c'est une histoire de deuil et de perte. Une mise en scène visuelle très forte dans PEAU CONTRE PEAU.
Comment Hugo peut-il être aussi insensible ? Il est là à boire et à s'amuser avec d'autres femmes pendant que sa femme, celle qui lui a sauvé la vie, erre dans les couloirs de l'hôpital avec un visage brûlé. La scène où il est ivre alors qu'elle reçoit son diagnostic de cancer est révoltante. On déteste vraiment ce personnage dans PEAU CONTRE PEAU.
Ce petit moment où l'enfant donne l'ours en peluche à Yvonne est le seul rayon de lumière dans tout ce drame. Elle qui est rejetée par tous, même par son propre mari, trouve un peu de réconfort auprès d'un inconnu. Et quand il part, elle s'effondre. C'est brutal et ça montre à quel point elle est seule au monde.
La scène dans la salle d'opération où elle se regarde dans le miroir est puissante. Elle voit enfin le monstre qu'elle est devenue, ou peut-être la vérité de son sacrifice. Le chirurgien a l'air désolé, mais il n'y a plus rien à faire. C'est un moment de prise de conscience terrible pour Yvonne Vaurin.
On sent tout de suite que Yasmine n'est pas là par pure bonté. Elle est trop collante avec Hugo, trop à l'aise dans le lit d'hôpital qui devrait être réservé à la femme légitime. Son sourire en coin quand elle regarde Hugo dormir en dit long sur ses intentions. Une rivale parfaite pour complexifier l'intrigue de PEAU CONTRE PEAU.