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RENDS-MOI MA JEUNESSE Épisode 3

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RENDS-MOI MA JEUNESSE

Julien Chenet, homme d’affaires accompli, retourne par hasard en 2008, l’année de sa terminale. Après une seconde vie, il comprend qu’on ne peut jamais avoir à la fois la jeunesse et la conscience de la jeunesse.
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Critique de cet épisode

La lumière comme personnage

Dans RENDS-MOI MA JEUNESSE, la lumière n'est pas qu'un élément technique, c'est un personnage à part entière. Elle inonde la classe en fin d'après-midi, dorant les visages, créant des halos autour des cheveux, transformant l'ordinaire en presque sacré. Cette lumière de fin de journée semble dire : regardez bien, c'est la dernière fois que vous serez tous ensemble comme ça. Et ça fait mal, parce qu'on sait qu'elle a raison.

Le silence après la tempête

Ce qui reste en moi après avoir vu RENDS-MOI MA JEUNESSE, c'est ce silence lourd qui suit les éclats de rire. Quand la musique s'arrête, quand les cris retombent, il y a ce moment suspendu où chacun réalise ce qui vient de se passer. Ce n'est pas triste, pas encore, mais c'est grave. Comme si le temps lui-même retenait son souffle avant de basculer dans une autre phase de la vie. C'est là que le film touche juste.

Les regards qui en disent long

Dans RENDS-MOI MA JEUNESSE, les dialogues sont presque superflus tant les regards sont éloquents. Quand la fille au fond de la classe fixe son cahier sans écrire, quand le garçon au piano ferme les yeux avant de jouer, quand deux amis échangent un sourire complice puis détournent vite les yeux... Tout est là, dans ces échanges non verbaux qui racontent des histoires d'amitié, de regrets et de promesses non tenues.

La fin d'une époque en couleurs

REND-MOI MA JEUNESSE capture parfaitement cette période étrange où l'on est trop vieux pour être enfants, trop jeunes pour être adultes. Les uniformes scolaires, les décorations de fête, les visages encore ronds d'adolescents... Tout concourt à créer un monde à part, suspendu entre deux âges. Et quand la caméra s'attarde sur ces détails, on a envie de crier : ne grandissez pas trop vite ! Mais on sait que c'est inutile.

La musique comme mémoire

Ce qui m'a bouleversée dans RENDS-MOI MA JEUNESSE, c'est comment la musique devient le vecteur de tous les souvenirs non dits. Quand les premières notes de piano résonnent, ce n'est pas juste une mélodie, c'est toute une année scolaire qui revient en flashback. Les rires dans les couloirs, les disputes stupides, les secrets partagés... Tout est là, condensé dans quelques accords. Et ça fait tellement mal de se souvenir.

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