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BAISER DÉFENDU

Clarisse Ganier, trahie par son fiancé et sa demi-sœur, décide d'avoir un enfant seule pour asseoir son pouvoir. Arthur Houet, son “petit frère” secrètement amoureux, prend la place de l'inconnu choisi pour elle…
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Critique de cet épisode

Le poids du silence

Il n'y a presque pas de dialogues dans la première partie de BAISER DÉFENDU, et pourtant tout se dit. Les soupirs, les touchers, les regards (quand ils sont possibles) en disent long sur une relation intense. Le moment où elle se réveille et voit le lit vide est déchirant. Le téléphone devient le seul lien entre eux, mais un lien froid et distant comparé à la chaleur de la nuit précédente. Une maîtrise du non-dit impressionnante.

Une chimie explosive

La chimie entre les acteurs dans BAISER DÉFENDU est électrique. Même sans voir les yeux de l'héroïne à cause du bandeau, on ressent son désir et sa vulnérabilité. La scène du baiser est filmée de manière très sensuelle, jouant avec les ombres et la lumière. Le contraste avec la scène finale où ils sont séparés physiquement et communiquent à distance accentue le manque. On veut savoir ce qui les sépare vraiment.

Le réveil brutal

La transition de la nuit à l'aube dans BAISER DÉFENDU est magistralement gérée. Le soleil qui se lève marque la fin de la bulle temporelle qu'ils ont créée. Le fait qu'il soit déjà habillé et au téléphone quand elle ouvre les yeux suggère qu'il a peut-être passé la nuit à réfléchir à ce départ. La solitude de la femme dans les draps blancs est visuellement très forte. Une scène de réveil qui fait mal au cœur.

Secrets et costumes

Dans BAISER DÉFENDU, le costume de l'homme est une armure. À l'intérieur, il est vulnérable, chemise ouverte, proche d'elle. Dehors, il est blindé dans un costume sombre, parlant affaires ou crises au téléphone. Cette transformation rapide suggère une vie double ou des responsabilités écrasantes. La femme, restée en lingerie dans le lit, semble être la seule chose réelle dans sa vie chaotique. Un contraste de classes ou de mondes très bien joué.

L'attente au bout du fil

La fin de BAISER DÉFENDU laisse un goût d'inachevé délicieux. Elle est là, seule, à attendre un appel ou une réponse, tandis qu'il marche dans la rue, l'air préoccupé. La distance physique s'est installée aussi vite que la nuit est tombée. L'expression de la femme au téléphone mélange espoir et inquiétude. On sent que cette conversation va changer la donne. Une fin en suspens émotionnelle très efficace qui accroche le spectateur.

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