J'ai ri jaune en voyant le chef en noir supplier à genoux dans TAI CHI. Il passe de l'arrogance totale à la peur bleue en quelques secondes. Sa tentative de négociation désespérée montre bien qu'il a compris qu'il a affaire à plus fort que lui. C'est un moment de satisfaction pure pour le spectateur qui attendait ce retournement de situation depuis le début de la bagarre.
Ce qui frappe dans cette séquence de TAI CHI, c'est la qualité des mouvements. La fille en rouge utilise des gestes précis, presque chirurgicaux, pour neutraliser ses adversaires. Pas de superpouvoirs magiques, juste de la technique et de la vitesse. C'est rafraîchissant de voir des combats qui semblent physiquement possibles, même si exagérés pour le cinéma. Un vrai régal pour les fans du genre.
La scène dans la cour avec le grand tambour rappelle les vieux films de wuxia. Dans TAI CHI, le respect des codes semble central. Le jeune homme en bleu affronte le maître japonais avec une dignité qui force l'admiration. Même avec du sang au coin des lèvres, les autres disciples gardent la tête haute. Cette notion d'honneur martial est traitée avec beaucoup de sérieux et d'émotion.
Il faut souligner la beauté des décors dans TAI CHI. Que ce soit l'entrepôt poussiéreux avec ses rayons de lumière ou la cour traditionnelle avec ses lanternes rouges, chaque cadre est pensé. La robe rouge de l'héroïne contraste parfaitement avec le gris du béton, tout comme le noir du samouraï ressort sur le tapis rouge. C'est visuellement très agréable à suivre.
On sent une histoire de vengeance personnelle dans le regard de la jeune femme de TAI CHI. Elle ne se bat pas juste pour se défendre, elle règle des comptes. Quand elle ramasse l'éventail au sol, on comprend qu'il y a un symbole fort derrière ce geste. C'est ce genre de détails qui donne de la profondeur à l'intrigue au-delà des simples coups de poing.